Quota maquereau : l'ancien ministre Frédéric Cuvillier se positionne à son tour

Influence. L’ancien ministre Frédéric Cuvillier prend position pour un quota de maquereaux plus élevé pour les pêcheurs de loisir, confirmant les alertes du Comité 50 sur une mesure trop stricte et déconnectée de la réalité des pratiques. Les parlementaires normands demandent eux une concertation élargie avant toute application.


Quand les décideurs politiques reconnaissent l’importance d’intégrer les acteurs récréatifs.

Le Comité 50 se réjouit que la contestation autour du quota de cinq maquereaux pour la pêche de loisir franchisse une nouvelle étape politique. Dans un courrier adressé le 10 mars à la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, le député et maire de Boulogne-sur-Mer Frédéric Cuvillier demande de revoir la limitation prévue dans le projet d'arrêté. Ancien ministre de la Pêche, l’élu du Pas‑de‑Calais maîtrise parfaitement les mécanismes de fixation des quotas. Dans son courrier, il commence par rappeler le contexte scientifique qui a justifié la restriction drastique des possibilités de pêche du maquereau.

Plusieurs parlementaires, dont des députés littoraux, ont également adressé un courrier à la ministre chargée de la Mer pour exprimer leurs inquiétudes face à une mesure prise sans concertation et mal adaptée aux réalités de pratique : la limitation à cinq maquereaux par pêcheur et par jour est jugée incompréhensible et difficile à appliquer sur le terrain.

Ces élus soulignent que la décision, prise dans le cadre d’une réduction globale des quotas professionnels, n’a pas suffisamment intégré l’avis des acteurs concernés et suscite une forte incompréhension parmi les pêcheurs récréatifs. Ils rappellent également que l’effort requis pour préserver le stock ne peut pas être réduit à une seule restriction quantitative sur une pratique qui représente une part minime des prélèvements ; l’effondrement du stock de maquereau résulte de multiples facteurs plus larges.

Dans leur interpellation, les parlementaires regrettent que cette réglementation n’ait pas été précédée d’un réel dialogue avec les représentants des pêcheurs de loisir et les acteurs littoraux, d’autant que la consultation publique sur le projet est toujours en cours. Ils appellent à une concertation plus large et à une réglementation mieux ajustée aux pratiques réelles, ce qui rejoint les demandes portées par de nombreuses associations et collectifs de plaisanciers.

Pour le Comité 50, cette évolution marque un tournant important du débat, qui reconnaît enfin que la voix des pêcheurs récréatifs ne peut être ignorée dans la définition des règles de gestion des ressources marines. Toutefois, il faudra observer si ces prises de position se traduiront par une révision concrète du projet d’arrêté, ou si l’on restera sur une simple affirmation politique sans impact réel sur la décision finale.


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