Manifestation à Cherbourg : quand les petits pêcheurs paient pour les grands
Retour terrain. Ce week-end à Cherbourg‑en‑Cotentin, plus d’un millier de pêcheurs normands ont défilé dans les rues, en répondant à l’appel du Comité 50. Les pêcheurs amateurs réclament une gestion plus juste des quotas sur le maquereau. Les message reste clair : les mesures actuelles frappent ceux qui pèsent le moins sur la ressource, tandis que les véritables pressions exercées par les flottes industrielles continuent sans restriction.
Le constat est simple et factuel : la pêche de loisir représente moins de 1 % des captures de maquereau en Manche, une part infinitésimale comparée aux milliers de tonnes prélevées chaque année par la pêche professionnelle. Pourtant, ce sont bien les pêcheurs amateurs qui se voient amputés de leur liberté, bridés par des quotas symboliques et arbitraires.
Cette mobilisation illustre des réalités essentielles. Aujourd’hui, l’attachement des communautés locales à la mer et à la pêche récréative reste profond. Cet attachement allie savoir-faire, respect des tailles légales et pratiques responsables. La nécessité d’une gestion fondée sur des données scientifiques fiables et proportionnée à l’impact réel, avec un dialogue transparent entre autorités, pêcheurs professionnels et amateurs.
Le Comité 50 appelle donc à
Repenser les quotas de manière proportionnée, sur la base de données scientifiques solides ;
Reconnaître la contribution des pêcheurs récréatifs à la préservation des zones côtières et à la vitalité économique et culturelle du littoral ;
Engager un dialogue constructif avec les autorités, plutôt que d’imposer des mesures arbitraires qui nourrissent le ressentiment.
Parce que protéger la ressource ne doit pas être une question de symbole ou de communication, mais d’efficacité, de cohérence et de justice.
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